Manager, c'est développer son "savoir-être en soi"

Le savoir, la connaissance, ne font plus autorité. Dans les entreprises, comme dans les salles de classes ou les cabinets médicaux, le temps où le statut de directeur, de professeur ou d'expert suffisait pour exercer valablement la fonction a fait long feu.

Les dirigeants et managers d'aujourd'hui ont pour obligation de développer, en plus de leurs compétences techniques et administratives, ce que l'on appelle communément un certain leadership pour exercer valablement leur autorité. Cette nécessité gagne peu à peu l'ensemble des fonctions de pouvoir exercées au sein de notre société, qu'il s'agisse du corps médical, du corps enseignant, et même de la sphère politique.

Mais qu'est-ce au fond, vraiment, que le "leadership" ?

 

Avec l'apparition de la génération Y (autrement dit : d'une jeune génération en apparence fort diffférente de la précédente...), la plupart des managers ont aujourd'hui l’impression d’avoir surtout des cas individuels à traiter. L'un des principaux problèmes de "management" rapporté  est souvent celui des "personnalités difficiles", des "agents qui n’ont pas forcément intégré que tout salaire mérite travail, que rien n'est automatiquement dû à personne" (SIC).

Ces personnalités difficiles ne relèvent pourtant pas, le plus souvent, de cas pathologiques comme la « psychopathologisation » ambiante du travail veut nous le faire croire. Il s'agit plus simplement de personnes avec lesquelles il est difficile de trouver un terrain de dialogue en commun ou de partager des valeurs nécessaires au vivre-ensemble. D'où vient alors le problème ? Des collaborateurs ou du manager ? De la société en général ? Comment (re)créer du savoir-être ensemble ?

Plutôt que jeter la pierre à l'autre, le nouveau "leader responsable", quel qu'il soit, cherchera à mobiliser des ressources personnelles pour entrer dans une relation constructive avec ses collaborateurs, collègues, clients, et parvenir à travailler avec eux et ensemble, malgré et avec leurs différences. Pour développer ces ressources, il aura  besoin de repères sur le fonctionnement de la personne, qu'il acquerra avant toute chose par une meilleure connaissance de lui-même et de sa propre ambivalence. Le développement du "vivre-ensemble" passe nécessairement, et en premier lieu, par celui du "savoir-être en soi".

 

Dit autrement...

Source : "Le Managemental" - Etienne APPERT